18 Octobre 2011
–Les objets fabriqués dans le cadre des projets de la JICA « Un village un produit » sont vendus pour les fêtes de Noël dans le monde entier–

L'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) collabore avec Ryohin Keikaku Co., Ltd. MUJI qui participera à la commercialisation de huit objets fabriqués par des petits producteurs issus de pays en développement sur son marché de Noël 2011. Les producteurs soutenus par la JICA dans le cadre des projets « Un village un produit » au Kirghizistan[1] et au Kenya[2] devaient fabriquer des produits respectant le cahier des charges de MUJI afin que la marque puisse les acheter et les commercialiser pour les fêtes de Noël. Les préventes sont prévues dès le 13 octobre et les ventes sur le marché japonais commenceront le 11 novembre. Ces produits seront également vendus partout dans le monde dans les magasins MUJI.
L'initiative « Un village un produit », qui a vu le jour dans la préfecture d'Oita, a pour objectif d'utiliser les ressources locales pour développer des produits de terroir et dynamiser les communautés. Dans les pays en développement, les disparités de niveau de vie entre les zones urbaines et rurales sont considérables et les agriculteurs ont peu de sources de revenus. S'appuyant sur l'expérience acquise au Japon à travers l'initiative « Un village un produit », la JICA a engagé un travail de développement des zones rurales en reprenant le concept « Un village un produit », appliqué cette fois aux villages agricoles des pays en développement. Concrètement, les projets cherchent à dynamiser les régions en exploitant leurs attraits touristiques et en assurant la promotion des industries locales par le développement et la commercialisation de produits fabriqués avec des matériaux et des ressources d'origine locale en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Dans les projets « Un village un produit » soutenus par la JICA, la recherche des marchés pour la commercialisation est menée de front avec le développement des produits et l'assistance technique à la production. Pour cette initiative, la JICA utilise les atouts du secteur privé afin d'exploiter de nouveaux débouchés commerciaux à l'étranger pour les produits fabriqués dans le cadre des projets mis en œuvre au Kirghizistan et au Kenya. Ces projets ont déjà reçu le soutien nécessaire pour le développement des produits et l'extension des débouchés commerciaux. Les effets sur le développement ont été renforcés, des systèmes de production de masse ont pu être élaborés et les techniques de production et de gestion ont été améliorées, l'objectif étant de pratiquer des contrôles qualitatifs et d'atteindre un niveau de qualité similaire à celui du Japon. Ces activités devraient également provoquer un intérêt et une prise conscience de la part des acheteurs des produits, qui ne connaissent peut-être pas les conditions de vie dans les pays producteurs.
Ces projets ont déjà suscité des réactions extrêmement positives. « Nous ne nous sentions pas très concernés par la standardisation de la qualité et de la taille des produits, mais ce programme nous a vraiment aidés à apprendre comment innover pour créer des milliers de produits d'un niveau de qualité constant », dit l'un des producteurs. Un autre explique : « nous disposons d'un temps limité entre la commande et l'expédition et nous avons appris à planifier et produire plus méthodiquement. » « Les groupes travaillent ensemble pour créer des produits, et cet esprit de collaboration est vraiment nouveau pour nous » remarque encore un troisième.

À l'heure actuelle, les producteurs ne disposent pas de capacités d'inspection, de détection et d'extirpation d'aiguilles ou d'emballage, et ces opérations sont donc effectuées au Japon. Mais la réduction des coûts et la pérennité du programme passent par la mise en place de capacités locales dans ces domaines. Les enseignements tirés de cette coopération seront réutilisés pour de futurs projets et pour résoudre les problèmes qui ont été mis à jour.
Les organismes d'aide et divers autres d'acteurs, y compris des organisations non gouvernementales, des fondations et des entreprises privées, ont étendu la gamme d'activités entreprises dans ces pays en développement. La JICA a pour objectif de renforcer ses liens avec ces acteurs afin d'améliorer l'efficacité de son aide.
Notes