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Nouvelles du terrain

24 novembre 2017

Le président de la JICA, en visite au Maroc et en France, prend la parole lors de la 10e édition de la World Policy Conference parrainée par l'IFRI et rencontre des dignitaires

photoLe président de la JICA, Shinichi Kitaoka, s'exprime lors de la WPC (au centre).

Le président de la JICA, Shinichi Kitaoka, s'est rendu au Maroc et en France du 3 au 7 novembre. Il a pris la parole lors de la 10e édition de la World Policy Conference parrainée par l'Institut français des relations internationales (IFRI), et rencontré des personnalités de premier plan dans les deux pays.

La World Policy Conference (WPC) est un forum international réunissant des dirigeants mondiaux et des spécialistes de divers pays pour discuter des politiques et des sujets d'actualité au niveau international. Elle a été créée par Thierry de Montbrial, président de l'Institut français des relations internationales (IFRI), l'un des principaux think tanks français. La WPC a lieu chaque année depuis 2008. Pour sa dixième édition, la conférence s'est tenue à Marrakech, au Maroc.

Le 3 novembre, lors d'une session plénière intitulée « Investir en Afrique », M. Kitaoka a pris la parole avec le directeur général de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, le vice-président de l'Agence de coopération internationale allemande (GIZ) GmbH, Christoph Beier, le président directeur général du Groupe OCP, Mostafa Terrab et la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah-Chaqroun.

L'enjeu, posé au début de la session, était le suivant : la croissance démographique africaine représente une grande chance pour le développement des affaires, mais elle pose aussi des risques sérieux, tels que la pauvreté et l'instabilité sociale, si la croissance économique tarde à venir. Pour éviter de tels risques, il est important pour l'Afrique de s'affranchir de la dépendance vis-à-vis des ressources naturelles. Le continent doit diversifier ses domaines d'investissement, au-delà du développement des ressources naturelles, vers l'agriculture, l'industrie manufacturière et les services. Les participants ont également salué les progrès récents en matière de prévention des conflits et d'amélioration de l'environnement des affaires. Des intervenants d'agences de développement ont fait part de leur soutien aux efforts visant à améliorer l'environnement des affaires et à développer les infrastructures et les ressources humaines afin de stimuler l'investissement privé en Afrique.

M. Kitaoka a loué la forte participation de l'Afrique à la sixième conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD VI) organisée au Kenya. Simultanément, a-t-il déclaré, l'Afrique doit sécuriser l'approvisionnement alimentaire pour stabiliser les prix et les salaires. Il a évoqué le cas du Sénégal, où la JICA a lancé la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD). Son objectif consiste à doubler la production de riz en Afrique entre 2008 et 2018.

M. Kitaoka a ensuite soulevé la question du développement du capital humain. Il a parlé du travail de la JICA sur 1. l'extension de la couverture santé universelle (CSU)* 1 et, 2. l'initiative pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique (ISANA), qui a pour ambition d'améliorer la nutrition à travers plusieurs domaines tels que l'agriculture, l'approvisionnement alimentaire, les soins de santé et l'éducation. Ces projets, comme d'autres efforts de la JICA, sont basés sur des expériences de développement au Japon et en Asie du Sud-Est portant sur les systèmes nationaux d'assurance maladie, les manuels de santé maternelle et infantile et l'amélioration de la nutrition des enfants à travers les repas scolaires.

Troisièmement, M. Kitaoka a évoqué la promotion de l'investissement privé. Il a décrit comment le Japon soutient l'infrastructure africaine en mobilisant l'intérêt croissant des petites entreprises japonaises pour le continent africain. La JICA mène un projet pilote où des volontaires japonais utilisent les idées novatrices des petites entreprises pour accélérer le développement en Afrique. Il a déclaré espérer que les étudiants africains invités au Japon dans le cadre de l'initiative ABE* 2 s'inspirent de leurs expériences au Japon pour industrialiser leurs pays. Il a également parlé de la coopération de la JICA au Maroc comme exemple d'aide réussie de l'Agence en Afrique.

M. Kitaoka a également rencontré M. Beier, vice-président de la GIZ, M. Terrab, PDG du Groupe OCP, et M. Mohamed Methqal, ambassadeur et directeur général de l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI). M. Kitaoka et ses homologues ont discuté des domaines de coopération à renforcer (GIZ), des meilleurs moyens de soutenir l'Afrique dans le secteur agricole (OCP) ainsi que du renforcement et de la promotion de la coopération Sud-Sud ou triangulaire menée par la JICA avec le Maroc (AMCI). En outre, M. Kitaoka s'est entretenu de manière informelle avec des volontaires de la JICA et des diplômés marocains ayant étudié au Japon dans le cadre de l'initiative ABE.

photoLe président de la JICA, Shinichi Kitaoka, à gauche, et Charlotte Petri Gornitzka, présidente du CAD, à droite.
photoRémy Rioux, directeur général de l'AFD à gauche, et le président de la JICA, Shinichi Kitaoka, à droite.

Arrivé le 5 novembre en France, M. Kitaoka a rencontré Charlotte Petri Gornitzka, présidente du Comité d'aide au développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques, et discuté de la direction et du rôle de l'OCDE et du CAD dans un contexte de bouleversement des relations internationales. Il a également rencontré M. Rioux, PDG de l'AFD, et le directeur général de Proparco, Grégory Clemente. Ils ont affirmé leur intention de renforcer leurs partenariats et discuté de la coopération dans le domaine de la durabilité et du changement climatique, ainsi que de la nécessité de travailler avec le secteur privé pour le développement.

Lors d'une table ronde organisée à l'IFRI, M. Kitaoka a abordé le thème de « L'approche du Japon à l'égard des pays en développement ». Il a expliqué la philosophie et l'orientation de l'aide au développement de la JICA tout en la replaçant dans son contexte historique. Une discussion animée a eu lieu, au cours de laquelle des experts français ont donné leur avis sur l'évolution des relations internationales autour du développement et sur le partenariat efficace entre le Japon et la France en Afrique.


photoLe président de la JICA, Shinichi Kitaoka, prend la parole lors d'une table ronde à l'IFRI.

En s'adaptant aux tendances internationales dans le domaine du développement, la JICA continuera de travailler avec ses différents partenaires à la résolution des problèmes de développement mondiaux.

*1 La CSU consiste à veiller à ce que l'ensemble de la population ait accès aux services préventifs, curatifs, palliatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elle a besoin et à ce que ces services soit de qualité suffisante pour être efficaces, sans que leur coût n'entraîne des difficultés financières pour les usagers.

* 2 L'initiative ABE (Africa Business Education) est un programme qui permet aux jeunes cadres administratifs, entrepreneurs et employés africains d'étudier dans des universités japonaises pour obtenir des diplômes de master et contribuer ainsi au développement des industries africaines tout en devenant des guides potentiels pour les activités des entreprises japonaises en Afrique.

* 3 La coopération triangulaire est une forme de coopération dans laquelle le Japon et d'autres pays développés soutiennent des initiatives de pays en développement relativement plus avancés (coopération Sud-Sud) qui utilisent leur expérience de développement et leurs ressources humaines pour aider un autre pays en développement.

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