l'Agence Japonaise de Coopération Internationale

  • 日本語
  • English
  • Francais
  • Espanol

RSS Feeds

Nouvelles du terrain

27 novembre 2017

Santé pour tous
Partie 1 : Comment la JICA partage ses méthodes et ses résultats pour concrétiser rapidement la couverture santé universelle

photoUne volontaire japonaise pour la coopération à l'étranger, infirmière de santé publique, parle de l'allaitement maternel et des repas des enfants dans le cadre d'un atelier sur la santé en Bolivie.

Au Japon, la plupart des personnes ont généralement accès aux services de santé dont elles ont besoin, sans que cela n'occasionne trop de difficultés financières. Cela est dû aux systèmes de protection financière et aux services de santé de qualité qui constituent les fondements de la couverture santé universelle (CSU). Cependant, ce type de dispositif est loin d'être appliqué partout dans le monde.

Le premier rapport mondial de suivi, publié par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, révèle que 400 millions de personnes n'ont pas accès aux services de santé essentiels*1 et que chaque année, 100 millions de personnes tombent dans la pauvreté extrême à cause de dépenses de santé*2.

Il est essentiel de veiller à ce que chaque individu puisse utiliser les services de santé dont il a besoin, tout en veillant à ce que ces services n'exposent pas l'usager à des difficultés financières. Le gouvernement japonais et la JICA, avec l'OMS, la Banque mondiale, l'UNICEF et la CSU 2030, organiseront en décembre à Tokyo le Forum mondial de la couverture sanitaire universelle 2017, une conférence internationale pour accélérer la réalisation de la CSU. En amont du forum, le site web de la JICA publiera des articles sur les activités de terrain de la JICA ainsi que des réflexions sur les moyens d'atteindre la santé pour tous.


Qu'est-ce que la CSU ? Les points clés sont des soins médicaux facilement accessibles et des paiements appropriés

La CSU consiste à veiller à ce que l'ensemble de la population et des communautés aient accès aux services préventifs, curatifs, palliatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elles ont besoin et à ce que ces services soient de qualité suffisante pour être efficaces, sans que leur coût n'entraîne des difficultés financières pour les usagers.

photo


Les initiatives mondiales ont eu des effets majeurs, notamment en divisant par deux le nombre de décès des enfants de moins de 5 ans, qui est passé de 12,6 millions en 1990 à 5,6 millions en 2016. Cependant, il y a encore trop de personnes dans le monde qui n'ont pas accès aux services de santé. Les inégalités perdurent entre les pays et à l'intérieur des frontières nationales, tandis que les personnes fragiles ne peuvent accéder aux services de santé essentiels.

photo


Parallèlement à la mise à disposition de services de santé abordables et à proximité des patients, la CSU vise à améliorer les trois types d'accès suivants :

  1. Accès physique : L'accès aux installations médicales, aux fournitures et à l'équipement, ainsi qu'aux médecins et aux infirmières, dans un périmètre proche.
  2. Accès économique : Les frais médicaux et les frais de transport pour consulter un médecin sont abordables, et les revenus du patient et des membres de sa famille ne sont pas réduits en raison de la maladie.
  3. Accès social : L'importance et la nécessité des services sont comprises. La famille ne s'oppose pas aux soins. Il n'y a pas de barrière linguistique. Aucun pot-de-vin n'est exigé.

Chaque année, 100 millions de personnes sombrent dans la pauvreté à cause de dépenses exceptionnelles de santé, et certaines personnes s'abstiennent d'utiliser les services de santé parce qu'elles n'en ont pas les moyens, notamment à cause des frais de transport. En se basant sur le principe de contributions raisonnables et de bénéfices suffisants, il est essentiel de mettre en place une protection financière où l'ensemble de la société assume et partage les dépenses.

photo


Sans sécurité médicale, de plus en plus de personnes tombent dans la pauvreté

  • Appauvrissement
  • Les revenus du patient diminuent à cause d'une incapacité de travail
  • Le patient ou sa famille paient les frais médicaux
  • Le transport et les médicaments coûtent aussi de l'argent

Contribution à la réalisation de la CSU à travers un large éventail d'activités de coopération sur la santé – passé, présent et avenir

photoUne femme vietnamienne enceinte reçoit un carnet de santé maternelle et infantile. Le carnet des femmes enceintes et allaitantes était le prédécesseur du carnet japonais de santé maternelle et infantile. Distribué pour la première fois en 1942, il a été créé parallèlement au lancement du premier système au monde d'enregistrement des femmes enceintes.

La JICA contribue au secteur de la santé depuis de nombreuses années. L'Agence a mis l'accent sur l'amélioration des services de santé, notamment la santé maternelle et infantile et la lutte contre les maladies infectieuses. Elle a également mené des projets de renforcement des capacités des ressources humaines afin que les pays puissent maintenir et renforcer leurs propres systèmes de santé.

Dans les années 1960 et 1970, la coopération de la JICA était centrée sur le développement des ressources humaines, l'amélioration de la technologie médicale et la recherche, en se basant principalement sur les hôpitaux et les facultés de médecine universitaires. La coopération pour la santé communautaire a été renforcée à partir des années 1980, la santé maternelle et infantile et la lutte contre les maladies infectieuses, comme le VIH/sida, dans les années 1990, et les systèmes de santé, la coopération basée sur la communauté et l'amélioration des systèmes de santé dans les années 2000. Pour la réalisation de la CSU, la JICA s'est concentrée au cours des dernières années sur la protection financière.


La couverture santé universelle au premier stade du développement économique : Appliquer les expériences du Japon

Le Japon a réalisé la CSU dès les premiers stades de sa croissance économique en introduisant un système d'assurance maladie pour tous les citoyens en 1961, entre autres mesures. Le système de sécurité sociale japonais, notamment l'assurance maladie, aurait contribué au développement économique équitable et à la stabilité sociale*2. Ainsi, le Japon maintient un niveau de santé élevé par rapport à d'autres pays développés à un coût relativement bas. Cette expérience japonaise pourrait être appliquée dans de nombreux pays.

Une résolution sur la couverture santé universelle a été adoptée à l'Assemblée mondiale de la santé de 2005. Le principe directeur de la CSU est en accord avec le concept de sécurité humaine, qui se concentre sur l'individu. Le Japon a pris la tête des mesures de promotion de la CSU. Le pays a d'ailleurs contribué de manière significative à l'inclusion de la CSU comme l'une des cibles de l'objectif n° 3 des objectifs de développement durable adoptés en 2015 : « Donner les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges ».

Plus de 300 fonctionnaires gouvernementaux et experts en soins de santé se réuniront à Tokyo, du 12 au 15 décembre, pour le Forum CSU 2017, afin de discuter des moyens de promouvoir la couverture santé universelle. À l'approche du forum, la JICA présentera sur son site web une série d'articles sur ses efforts pour atteindre la CSU.

*1 OMS/Banque mondiale. (2015). Suivi de la couverture santé universelle : Premier rapport de suivi mondial

*2 Xu K, Evans DB, Carrin G, Aguilar-Rivera AM, P Musgrove, Evans T. Protecting households from catastrophic health spending, Health Affairs. 2007 ; 26(4) :972-83.

photo


Haut de page

Copyright © l'Agence Japonaise de Coopération Internationale