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Nouvelles du terrain

27 décembre 2017

Réaliser des projets tout en assurant la sécurité : Inauguration du pont de Kaaka en Guinée après un long arrêt des travaux dû à Ebola

photoLa cérémonie marquant la fin des travaux du pont de Kaaka était un évènement très attendu auquel a même participé le président guinéen Alpha Condé.

Il peut s'avérer difficile de réaliser des projets dans les pays en développement, parfois confrontés à l'instabilité sociale et sécuritaire, tout en assurant la sécurité des personnes participant à ces projets. Dans certaines situations, la JICA a dû prendre la décision d'évacuer son personnel ou d'interrompre ses projets. C'est pourquoi l'achèvement de certains de ces projets momentanément interrompus remplit de joie les personnes qui y participent. Le pont de Kaaka sur la route nationale 1 en Guinée, finalement terminé en juin, est l'un de ces projets menés à bonne fin.


La JICA évacue son personnel par crainte d'Ebola cinq mois après le début du projet

photoLe virage très serré du vieux pont de Kaaka obligeait les conducteurs à ralentir.

La République de Guinée se trouve sur la côte occidentale de l'Afrique. La route nationale 1 relie Conakry, la capitale, à d'autres villes de l'intérieur du territoire et des pays voisins. Le pont de Kaaka situé sur cette route nationale joue un rôle important pour les transports en Guinée, mais il était devenu dangereux, 60 ans après sa construction. En 2013, la JICA a apporté son soutien au pays pour la reconstruction du pont, en vue d'assurer la sécurité de la circulation et des services de transport. Le chantier de construction a démarré en mars 2014.

Cependant, à peu près à la même période, une épidémie d'Ebola est apparue en Afrique de l'Ouest, notamment en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Finalement, cinq mois après le début de la construction, en août 2014, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l'épidémie d'Ebola « urgence de santé publique de portée internationale ». Au vu de la situation, les personnes participant à la reconstruction du pont ont été forcées d'interrompre les travaux et de quitter le pays pour des raisons de sécurité. Ce départ a été une source de déception pour la population locale qui attendait beaucoup de ce projet. Les participants au projet, quant à eux, n'avaient d'autre choix que de quitter à contrecœur le sol guinéen.


Reprise des travaux dans le cadre du soutien au rétablissement après Ebola

photoAvec un léger virage, le nouveau pont de Kaaka forme une ligne droite légèrement courbée et sûre.

Le projet a repris en avril 2016, 20 mois après l'arrêt du chantier de construction. Initialement destiné à reconstruire un pont important sur un axe routier majeur, le projet s'est fixé comme objectif supplémentaire d'encourager le rétablissement de la Guinée après l'épidémie d'Ebola. De ce fait, le projet est devenu, plus que jamais, essentiel pour la Guinée comme pour la JICA.

Avant la reprise complète de la construction à proprement parler, il a fallu trois mois aux personnes travaillant sur le projet non seulement pour réparer les engins qui avaient cessé de fonctionner à cause de la longue interruption du chantier, mais aussi pour racheter les matériaux et les équipements dont la qualité s'était détérioriée.

La cérémonie de fin des travaux du nouveau pont de Kaaka a eu lieu le 15 juin. L'évènement, auquel participait le président de la Guinée, Alpha Condé, était très attendu par la population locale fortement attachée à ce projet.


Un pont achevé sans incident après le retour d'une équipe de 120 personnes au grand complet

photo« Ma plus grande satisfaction a été de mener à bonne fin le projet tout en assurant la sécurité de ses acteurs » a déclaré Jun Kamon.

Jun Kamon, ancien directeur du bureau de Dai Nippon Construction à Conakry a joué avec la JICA un rôle vital dans la reconstruction du pont.

Après des études de génie civil à l'université, il a rejoint Dai Nippon Construction avec un intérêt marqué pour les travaux de construction à l'étranger. Le pont de Kaaka était le premier projet de l'entreprise en Guinée depuis 25 ans. Comme l'entreprise ne disposait plus de contacts personnels dans le pays, M. Kamon a dû mettre en place un réseau en partant de rien. Puis, le projet a soudainement été interrompu alors qu'il était achevé à plus de 20 pour cent.

L'expérience acquise dans d'autres pays en développement a permis à M. Kamon d'organiser l'évacuation des participants au projet sans aucun problème.

Il n'oubliera jamais le moment où, 20 mois après l'interruption des travaux due à l'épidémie, les 120 membres de l'équipe au grand complet ont de nouveau été réunis, aucun d'entre eux n'ayant été infecté par le virus mortel d'Ebola, et comment ils ont achevé le projet sans aucun incident grâce aux nombreuses formations sur la sécurité. À présent, M. Kamon travaille à Tokyo, où il est chargé du suivi de 11 projets à l'étranger.

« Je souhaite continuer à contribuer à la croissance des pays en développement en apportant un soutien aux projets de construction tout en assurant la sécurité des personnes qui y participent »

Parallèlement au renforcement des mesures de sécurité pour les personnes travaillant sur ses projets, la JICA diffuse largement des informations sur la sécurité sur son site internet.

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