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Nouvelles du terrain

23 avril 2018

Les diplômés de l'initiative ABE utilisent leurs relations au Japon pour développer des entreprises dans leur pays d'origine

photoLe salon du réseautage organisé à Tokyo, en mars 2018, bruisse d'activité lors des échanges entre les participants du quatrième groupe de l'initiative ABE et des entreprises japonaises.

Trois années se sont écoulées depuis le début du programme de master et de stages en entreprise de l'initiative pour l'éducation commerciale des jeunes Africains (ABE pour « African Business Education »), et plus de 1 000 personnes ont été acceptées dans le cadre de ce programme.

L'initiative ABE s'adresse à de jeunes travailleurs adultes africains d'exception, et leur offre la possibilité de suivre une formation en master et d'effectuer un stage dans une entreprise japonaise. Les diplômés de ce programme mettent à profit, durant leur carrière professionnelle au Japon et dans leur pays d'origine, l'expérience acquise et les réseaux formés.

De nombreux guides pour les entreprises japonaises désirant s'implanter en Afrique

Le premier groupe de participants à l'initiative ABE est arrivé au Japon en septembre 2014, et ils étaient 139 à terminer le programme à la fin d'août 2017. Environ 20 pour cent d'entre eux ont été engagés par des entreprises japonaises, notamment des fabricants automobiles ou des sociétés de construction (y compris des filiales en Afrique), et un peu plus de 60 pour cent ont réintégrés leur ancien poste dans leur pays d'origine. Qu'ils aient travaillé dans des entreprises japonaises, ou qu'ils soient retournés ou aient trouvé un emploi dans des organismes gouvernementaux, des entreprises privées ou des établissements d'enseignement dans leur pays d'origine, on attend d'eux tous qu'ils jouent le rôle de médiateur entre le Japon et l'Afrique.

Un représentant d'une entreprise japonaise qui a accueilli un employé du gouvernement du Mozambique en tant que stagiaire, a déclaré que l'initiative ABE avait contribué à établir des liens avec le gouvernement local. Le représentant d'une autre entreprise où un membre d'un institut de recherche kényan a effectué un stage, a observé que le stagiaire avait expérimenté la pratique du « kaizen » au Japon, ce qui devrait contribuer à la formation des ressources humaines à l'avenir.

Un membre du premier groupe de participants à l'initiative ABE aujourd'hui PDG au Kenya

photoChristopher Maitai, de retour au Kenya, travaille pour développer une entreprise. À l'arrière-plan se trouvent des panneaux solaires récemment installés.

Christopher Maitai est un diplômé de l'initiative ABE qui développe une entreprise au Kenya. Après son arrivée au Japon, en 2014, en tant que membre du premier groupe de participants, et l'obtention d'un diplôme de master à l'Université de Miyazaki, M. Maitai a travaillé comme stagiaire chez KJS Company Ltd. L'entreprise, qui a son siège social dans la ville de Miyazaki, utilise les technologies de l'information pour apporter des solutions à divers problèmes dans le domaine de l'éducation.

M. Maitai, rentré dans son pays à l'issue du programme de deux ans, est devenu le PDG d'Aviva Technologies Co., Ltd., qu'il a fondée avec deux amis, et maintenant il travaille dur pour développer l'entreprise. L'activité principale de l'entreprise est le conseil en ingénierie et en énergie. Elle compte sept employés permanents à plein temps et plus de 150 employés contractuels, et affiche une croissance constante, avec comme autre activité clé, l'utilisation des technologies de l'information et des communications pour soutenir l'éducation. L'entreprise devenue son partenaire est KJS, où M. Maitai a effectué un stage dans le cadre de l'initiative ABE.

Au diapason avec le président de l'entreprise

photoLe site d'un projet d'extension du réseau électrique national auquel participe l'entreprise de Christopher Maitai.

En fait, lors de son dernier rapport de stage, M. Maitai avait proposé d'apporter son soutien à l'apprentissage en ligne de KJS au Kenya. Cette idée correspondait parfaitement aux intentions de l'entreprise qui souhaitait développer ses activités à l'étranger. M. Maitai s'est mis d'accord avec le président de l'entreprise, Tsugunobu Ogino, et il est aujourd'hui chargé de promouvoir la vente d'outils d'apprentissage en ligne, devenue une autre activité d'Aviva.

Chez Aviva, M. Maitai met à profit les relations qu'il a établies en participant à l'initiative ABE, en explorant des partenariats avec plus d'une dizaine d'entreprises japonaises, autres que KJS, et une nouvelle activité de coopération devrait voir le jour dans un avenir proche. Les employés d'Aviva, et pas seulement M. Maitai, déclarent à l'unanimité que de nouveaux partenaires commerciaux japonais sont vraiment les bienvenus.

« Je veux établir des relations gagnant-gagnant avec les entreprises japonaises qui envisagent de faire des affaires au Kenya et en Afrique » a ajouté l'un d'entre eux, montrant ainsi son désir de développer davantage le réseau de l'entreprise.

Des participants à l'initiative ABE et des représentants d'entreprise discutent de leurs attentes lors d'un salon

photoDes participants du quatrième groupe de l'initiative ABE écoutent les explications du représentant d'une entreprise japonaise lors d'un salon du réseautage à Tokyo, en mars 2018.

Quelque 280 participants du quatrième groupe de l'initiative ABE sont arrivés au Japon l'an dernier. Afin de donner aux participants de l'initiative ABE et aux entreprises japonaises une opportunité de mieux se connaître, la JICA a organisé le salon du réseautage d'affaires africain 2018, le 15 mars, à l'Ota City Industrial Plaza (PiO) de Tokyo. Près de 500 personnes ont participé à l'évènement, dont environ 250 participants de l'initiative ABE et 130 représentants d'entreprises japonaises. Les fortes attentes soulevées par les futurs partenariats étaient palpables dans les allées du salon.

Victor Olisemedua Ifeajika du Nigéria, qui se spécialise en ingénierie à l'école supérieure d'ingénierie de l'Université de technologie de Nagaoka (préfecture de Niigata), a visité les stands d'une dizaine d'entreprises, y compris des entreprises de transformation alimentaire et des sociétés commerciales, dans le but de participer à un stage cet été.

« La technologie japonaise est la meilleure au monde. Je veux en savoir plus sur le contrôle de la qualité, pour ensuite travailler dans la fabrication et la transformation des aliments dans mon propre pays », a-t-il déclaré avec enthousiasme.

Au même moment, Otoufu Factory Ishikawa, une entreprise de transformation alimentaire de la préfecture d'Aichi, qui participe pour la quatrième fois à l'évènement en tant qu'exposant, projette de développer ses activités en Afrique.

« Le soja, matière première du "tofu" (caillé de soja), est cultivé en abondance en Afrique, mais la technologie de transformation du continent est encore immature. C'est l'occasion d'utiliser la technologie que nous avons mise au point. Je veux accueillir un stagiaire, apprendre de lui et réaliser notre ambition d'expansion en Afrique », a expliqué le directeur général, Naoyuki Kitase.

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