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Nouvelles du terrain

15 novembre 2018

Sensibiliser les populations africaines sur le terrain à l'importance du lavage des mains et de l'utilisation des toilettes : 10 ans d'existence de l'équipe d'intervention sur la sécurité de l'eau

PhotoUne initiative de la W-SAT en Éthiopie sensibilise à l’importance de se laver les mains à travers une chanson et un spectacle pédagogique.

Le 19 novembre a été proclamé Journée mondiale des toilettes par les Nations unies.

Cette année, la sixième édition de cette journée spéciale coïncide avec le dixième anniversaire de l'équipe d'intervention sur la sécurité de l'eau (Water Security Action Team ou W-SAT) établie par la JICA pour soutenir les actions de terrain visant à résoudre les problèmes d'eau et d'assainissement en Afrique. À ce jour, 260 personnes ont été envoyées à l'étranger et leurs efforts constants ont permis d'adopter de nouvelles approches et d'attirer l'attention sur les initiatives de la JICA dans le domaine de l'assainissement et de l'hygiène. De plus, certains «diplômés» (anciens membres) de la W-SAT continuent de travailler dans le domaine de l'eau et de l'assainissement.

260 personnes envoyées dans 21 pays depuis l'annonce de la TICAD en 2008

Lors de la quatrième conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD IV) organisée à Yokohama en mai 2008, le Japon a annoncé l'envoi de personnel en vue d'améliorer l'accès à l'eau salubre et les conditions sanitaires en Afrique. En novembre de la même année, la JICA a commencé l'envoi de membres de la W-SAT à l'étranger.

Les membres de la W-SAT ont été recrutés parmi les volontaires et les experts de la JICA envoyés en mission dans leurs domaines de spécialisation dans des régions confrontées à des problèmes d'eau et d'assainissement. Leur travail pour la W-SAT s'inscrit dans le prolongement de leur mission initiale . Afin d'assurer le fonctionnement de la W-SAT, une structure a été mise en place pour la formation préalable et le transfert des connaissances nécessaires et pour permettre aux membres de la W-SAT d'échanger des informations.

Au départ, 100 membres devaient être envoyés, mais en juin 2018, on dénombrait 260 personnes réparties dans 21 pays.

PhotoNombre de membres de la W-SAT envoyés dans divers pays africains. Les 260 personnes envoyées dans 21 pays sont réparties comme suit : Ouganda 51, Rwanda 36, Sénégal 25, Éthiopie 25, Cameroun 23, Bénin 19, Kenya 14, Burkina Faso 12, Niger 11, Madagascar 8, Malawi 8, Soudan 5, Ghana 4, Namibie 4, Zambie 3, Tanzanie 3, Afrique du Sud 3, Mozambique 3, Gabon 1, Botswana 1 et Maroc 1.


Créer une coopération interdisciplinaire

De nombreuses initiatives interdisciplinaires ont été menées par la W-SAT.

PhotoScène d’un clip vidéo de la chanson sur le lavage des mains

En juin, le ministère éthiopien de l'Eau, de l'irrigation et de l'électricité a organisé une réunion à laquelle ont participé le ministre et le personnel du secteur de l'eau et de l'assainissement. Une chanson sur le lavage des mains a été interprétée par des enfants. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres des initiatives interdisciplinaires menées par la W-SAT. Chihiro Saga, membre de la W-SAT et volontaire japonaise pour la coopération à l'étranger (JOCV) chargée du développement communautaire, souhaitait utiliser un moyen original pour sensibiliser à l'importance du lavage des mains. C'est pourquoi elle a consulté des JOCV qui travaillaient en Éthiopie dans les domaines de la musique et de l'éducation préscolaire et primaire, avant de s'atteler à la tâche avec des parties prenantes locales. La chanson a obtenu un grand succès, Mme Saga et ses camarades ont été invités à de nombreux événements scolaires et ils ont tourné un clip vidéo.

PhotoDes enfants éthiopiens se lavent les mains en rythme avec la chanson créée par un membre de la W-SAT.

Junko Ojima et Kanako Kondo, deux JOCV travaillant également dans le domaine du développement communautaire, ont été envoyées en 2016 dans la province de Niassa, au nord-ouest du Mozambique, où la JICA avait construit une installation d'approvisionnement en eau. Mme Ojima, infirmière passionnée par la sensibilisation aux questions de santé, a remarqué que les gens prenaient le savon des toilettes publiques et qu'il n'était pas remplacé. Sous le nom des «Niassa Sisters», elles ont organisé des démonstrations sur le lavage des mains et modifié les attitudes des résidents.

Sayuri Takatasu, JOCV spécialisée en informatique, a été envoyée dans une entreprise des services d'eau au Kenya. Elle a relevé des informations erronées dans le système de gestion de la tarification de l'eau sur les clients et les paiements, et des erreurs de mesure des compteurs. Elle a corrigé ces problèmes afin de calculer des tarifs correspondant aux volumes d'eau réellement utilisés. Elle a maintenant l'intention de créer une carte des canalisations indiquant la localisation des fuites ou des vols d'eau.

Poursuivre l'aide dans le domaine de l'eau et l'assainissement grâce à l'expérience acquise sur le terrain

«J'ai l'impression qu'un bon nombre de "diplômés" de la W-SAT poursuivent leur engagement en faveur de l'eau et de l'assainissement. D'autres participent à des projets de la JICA en tant que consultants, l'initiative s'est donc révélée être une bonne opportunité de cultiver les ressources humaines», affirme Masami Moko, directeur du groupe ressources en eau de la JICA, département de l'environnement mondial.

PhotoAtsushi Munakata en mission au Rwanda.

Atsushi Munakata est l'un de ces «diplômés», ancien membre de la W-SAT (et JOCV dans le domaine du développement communautaire) envoyé au Rwanda en mars 2010.

M. Munakata a vécu parmi les résidents locaux, appris leur langue et cherché à comprendre ce qu'ils ressentaient vraiment. Grâce à cette démarche, il a compris que les résidents étant tous occupés par des travaux agricoles, l'entretien des installations d'approvisionnement en eau constituait un fardeau trop important. En coopération avec des experts de la JICA envoyés dans les environs, il a organisé régulièrement des formations techniques et apporté d'autres types d'aide. Il a mis en place une structure permettant aux résidents d'assurer la maintenance, ce qui a permis à 5 000 personnes d'accéder à une eau salubre.

De retour au Japon, M. Munakara a été envoyé en mission pendant un peu plus d'un an afin de soutenir les membres moins expérimentés de la W-SAT puis de participer à des activités de terrain en tant que conseiller en formulation de projets sur l'eau et l'assainissement. «Je souhaite m'impliquer encore plus dans la coopération internationale dans le domaine de l'eau et de l'assainissement», affirme-t-il.

Poursuivre le développement en mettant l'accent sur l'utilisation des toilettes et l'assainissement

PhotoLes membres de la W-SAT expliquent aux résidents ce qu’est une eau salubre.

«Depuis dix ans que la W-SWAT existe, le passage de relais d'une personne à une autre à chaque changement de personnel de la JICA s'est toujours bien passé. C'est vrai pour l'enthousiasme et le travail acharné de ses membres, mais aussi pour la structure organisationnelle qui les soutient. Nous apprenons souvent des conseils des membres qui sont en première ligne sur le terrain, et il y a beaucoup de situations gagnant-gagnant», précise M. Moko.

Le champ de la coopération dans le domaine de l'eau et de l'assainissement ne cesse de s'élargir. Cela comprend la construction de puits dans les villages ruraux, la modernisation des installations d'approvisionnement en eau des zones urbaines, l'amélioration de l'eau potable, la promotion de l'utilisation des toilettes et la sensibilisation à l'assainissement. La W-SAT continuera de s'attaquer à ces problèmes.

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