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Regard sur Rio + 20

juin 2012

Comment se débarrasser de vos déchets

PhotoLa gestion des déchets solides –ou ordures– constitue un problème majeur. Montagne d'ordures dans la décharge de Nairobi.

C'est l'un des aspects les moins séduisants du progrès — les déchets, les ordures ou, dans le jargon officiel, les « déchets solides ».

Derrière les plages bordées de palmiers de nombreuses îles du Pacifique que les touristes n'hésitent pas à qualifier de « paradisiaques », s'accumulent des montagnes de déchets en décomposition.

Dans la plus jeune capitale du monde, à Juba au Sud-Soudan, il est pratiquement impossible d'atteindre la seule décharge municipale, car la route pour y accéder est bloquée par les déchets.

Lorsqu'un séisme dévastateur a frappé le nord du Japon en 2011, des maisons entières, des bateaux, des vélos, des réfrigérateurs et d'autres débris flottants ont été charriés vers la mer, emportés vers ce qui est maintenant communément appelé la « plus grande décharge du monde » au nord de l'océan Pacifique, et ils commencent à dériver vers les côtes nord-américaines.

On estime à un milliard le nombre de véhicules dans le monde dont 30 millions sont mis au rebut chaque année.

Il est impossible de quantifier avec précision la quantité de déchets générés chaque année, mais l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estimait en 2001 que ses pays membres en produisaient 4 milliards de tonnes à eux seuls.

Les déchets génèrent des coûts environnementaux, économiques et sociaux, colossaux. Ils favorisent l'apparition de maladies, empoisonnent les réserves d'eau et des écosystèmes entiers, causent des pollutions massives et entravent le progrès social et industriel.

Les plus affectés sont souvent les plus vulnérables, à savoir les populations des pays en développement, les minorités et les femmes.

Et malgré la prise de conscience croissante qu'une réponse à la « crise des déchets » va de pair avec l'atteinte de progrès globalement durables, ce sont les pays en développement qui ont le moins de ressources financières et humaines pour lutter contre ce problème, souvent ignoré ou peu prioritaire.

Le problème des îles du Pacifique est que la plupart d'entre elles sont si petites qu'elles n'ont simplement pas de place ou de mode d'élimination pour des quantités croissantes de déchets. La JICA a organisé des formations et introduit le concept des 3R — réduire, réutiliser et recycler. Cependant, le recyclage étant souvent impraticable dans ce type d'environnement, l'Agence a concentré son action sur la réduction et la réutilisation.

Le même concept des 3R a été introduit dans plusieurs districts de la capitale vietnamienne, Hanoï, avec des résultats impressionnants en matière de réduction des déchets.

À Juba et dans d'autres villes africaines telles que Nairobi, la capitale du Kenya, la JICA et des experts japonais travaillent avec le gouvernement et les agences locales à la mise en place de systèmes plus efficaces de gestion des « déchets solides » et de meilleures installations, notamment de nouvelles décharges.

La JICA invite chaque année près de 12 000 ressortissants de pays en développement à participer à diverses formations dans le cadre d'un programme décrit comme le plus important de ce type dans le monde.

Certaines de ces formations traitent de la question de la gestion des déchets. Dans la ville écologique modèle de Kitakyushu, on enseigne aux participants des méthodes de transformation des déchets organiques en compost et en engrais.

Et, dans le cadre d'une autre formation, les stagiaires se familiarisent avec les dernières technologies de recyclage des véhicules grâce auxquelles le Japon a réalisé l'un des programmes les plus efficaces du monde, en atteignant un taux de recyclage de 95 %.

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