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Événement

26 mai 2017

Interview avec M. Rafik NOUAILI/COGEPECT, Pêches

M. Rafik NOUAILI est un jeune ingénieur en chef, et Sous-Directeur du Développement des Activités et des Techniques de Pêche au Ministère de l'Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche. Il a contribué activement à la coordination de la 2ème phase du « Projet de Cogestion des Pêcheries Côtières dans Le Golfe de Gabes en Tunisie (COGEPECT) » (2012 à 2016). Il nous a invités à un "Atelier de réflexion sur la promotion de la cogestion de la pêche côtière en Tunisie", organisé en marge du projet ADMIRE Gabes (2016-2018). Ce nouveau projet, financé par l'Union Européenne, vient consolider et capitaliser les résultats et les acquis du projet COGEPECT, notamment au niveau des aspects institutionnels et juridiques de la cogestion de la pêche en Tunisie. M. Rafik nous a réservé un peu de son temps très serré pour répondre à nos questions et nous parler de son expérience de collaboration avec la JICA et les experts japonais.

PhotoM. Rafik

PhotoM. Rafik présentant les résultats du projet COGEPECT à l'atelier


Comment a commencé votre relation avec la JICA ?

Après mon retour d'Espagne, où j'ai obtenu un Master international dans la gestion de la pêche durable, j'ai rejoint en 2013 l'équipe du projet COGEPECT, et c'était ma première expérience de travail avec les japonais. Je me croyais déjà un grand bosseur, mais j'ai découvert des gens encore plus bosseurs !

Avez-vous trouvé des difficultés à travailler avec les experts japonais ?

Au début, il m'a fallu un peu de temps pour comprendre l'esprit de travail des japonais, et leurs méthodes. Mais, avec le temps, j'ai pu très bien m'intégrer dans l'équipe et apprécié le travail avec eux.

Qu'est-ce qui vous a plu le plus dans le travail avec les japonais ?

J'ai beaucoup apprécié l'esprit d'équipe et l'approche participative qui caractérisent le mode de travail des japonais. En comparaison avec les autres projets dans lesquels j'ai collaboré, j'ai trouvé l'approche japonaise très innovante et productive. Le projet COGEPECT, a démarré sur de bonnes bases, avec une matrice pertinente et très bien étudiée, ce qui a facilité la mise en œuvre du projet et la coordination entre l'ensemble des intervenants.

Comment a été la relation entre les experts japonais et les homologues tunisiens dans le projet ?

Les experts japonais ont été quelque part « tunisifiés » ! Ils se sont rapidement adaptés à la culture tunisienne malgré le manque de maîtrise de la langue. Ils entretenaient souvent une relation amicale et détendue avec les pêcheurs et les autres homologues du projet. Bien que les conditions de travail soient parfois difficiles, ils ont su s'accommoder et persévérer dans la mise en œuvre des activités. Bien sensibilisés sur l'intérêt que représente le projet, les pêcheurs se sont fortement impliqués et ont adopté l'approche japonaise. Pour la population des pêcheurs artisans du Golfe de Gabès, les japonais représentent souvent une référence en matière d'expertise et de qualité de travail !

Photo


Selon vous, quels sont les points forts de ce projet ?

Le projet COGEPECT a introduit le concept de cogestion de la pêche en Tunisie. C'est grâce à la cogestion que nous pouvons préserver les ressources halieutiques et accroître la production.

Le projet a regroupé tous les acteurs concernés : administration, recherche, profession et société civile. D'ailleurs, c'est avec l'association de tout ce monde que le projet a pu atteindre une grande partie de ses objectifs. Grâce à cette réussite et à l'impact tangible sur la communauté des pêcheurs côtiers et des différents acteurs des zones cibles du projet, il a été décidé de consolider les acquis du projet COGEPECT et d'adopter la même approche pour le projet ADMIRE Gabès.

Certes, nous avons eu beaucoup de résultats positifs, mais beaucoup reste à faire pour développer le secteur de la pêche côtière en Tunisie. Le Japon est très avancé dans la cogestion de la pêche, et je souhaiterais que le transfert du savoir-faire japonais continue, surtout en ce qui a trait au renforcement des capacités en matière de recherche et de vulgarisation.

Quelle impression gardez-vous des japonais que vous avez côtoyés durant le projet ?

J'ai appris beaucoup de choses durant ces 4 ans. Les experts nous ont inculqué l'esprit d'initiative et de volontariat. J'ai beaucoup admiré leur dévouement pour le projet et leur patience face aux difficultés qu'ils rencontrent dans le cadre de mise en œuvre du projet. Par exemple, au cours du projet, le site du projet a été envahi par les crabes bleus qui ont causé plusieurs dégâts aux matériels de pêche. Alors, les experts japonais ont eu l'idée d'organiser une journée culinaire pour présenter plusieurs recettes à base de crabes et encourager les pêcheurs et la population à en consommer.

Je garde encore le contact avec tous les experts, et mes collègues du projet. Nous formons une grande famille et continuons à échanger les e-mails et les nouveautés dans le secteur de la pêche.

PhotoDégustation du crabe bleu


Comment avez-vous partagé les connaissances acquises au Japon, et de votre expérience dans le projet ?

Des ateliers ont été organisés à l'échelle centrale et régionale pour répandre l'expérience et partager les résultats du projet. Même à l'échelle internationale, j'ai participé à un atelier au Mozambique où j'ai présenté les résultats du projet aux différents participants africains et européens.

Quelles considérations pour l'environnement ont été prises dans la mise en œuvre de ce projet ?

Le projet même est mis en place pour préserver la biodiversité et les ressources halieutiques, et sensibiliser la population locale à cet effet.

Comment décrivez-vous les japonais dans un mot ?

C'est difficile de les décrire en un seul mot, mais je dirais en quelques mots que ce sont des gens : disciplinés, travailleurs, professionnels et méticuleux.

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