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Bureau du Président

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Photo: Akihiko Tanaka, Président

L'année 2014 a marqué le 60ᵉ anniversaire de la coopération internationale japonaise, et 2015 le 70ᵉ anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale.

Le Japon s'est relevé des cendres de la deuxième guerre mondiale, a atteint une croissance économique rapide, et il est devenu l'un des pays les plus sûrs et les plus riches de la planète. Quelle a été la contribution majeure du Japon au reste du monde durant cette période ? Je pense que la coopération internationale apportée aux pays en développement est l'une des grandes contributions d'après-guerre du Japon à la communauté internationale.

Comme chacun sait, le Japon a reçu une aide importante de la communauté internationale durant sa reconstruction. Immédiatement après la guerre, le Japon a reçu des fonds des États-Unis, via les programmes GARIOA et EROA, et du matériel des agences LARA, ainsi que de l'aide alimentaire d'ONG internationales. Le Japon a également bénéficié de l'aide de la Banque mondiale pour la construction de plusieurs infrastructures telles que la ligne Tokaido Shinkansen, le barrage de Kurobe et l'autoroute de Tomei.

Dès cette époque, le Japon avait repris sa place au sein de la communauté internationale et commencé une coopération internationale. Il a contribué à résoudre les problèmes des pays en développement et encouragé leur développement socioéconomique. Le style de coopération du Japon et de la JICA est apprécié par de nombreux pays partenaires, car il 1) respecte l'appropriation, 2) soutient le développement des ressources humaines sur le long terme et 3) développe les infrastructures servant de base à la croissance. Je crois que ce style de coopération a contribué à la très forte croissance que connaissent aujourd'hui l'Asie du Sud et du Sud-Est.

Nous observons aujourd'hui un monde en profonde mutation. Au niveau du maintien de la paix, s'il y a eu des évolutions positives dans plusieurs pays, notamment à Mindanao, aux Philippines, les conflits et les actes de terrorisme sont encore récurrents au Moyen-Orient et dans d'autres régions. En outre, la vie et la dignité de nombreuses personnes continuent d'être menacées, non seulement par la pauvreté, mais aussi par les typhons, les inondations, les séismes et d'autres catastrophes naturelles fréquentes et successives. Par ailleurs, un grand nombre de pays à revenu intermédiaire supérieur commencent à agir sur la scène internationale et de nouveaux donateurs font leur apparition comme le Brésil, la Chine, l'Inde, la Thaïlande et les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient. Du point de vue des tendances du développement international, 2015 est à la fois l'année cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et l'année d'élaboration du programme de développement de l'après-2015. La JICA entend faire face à ces changements et relever de nouveaux défis, parallèlement aux problèmes de développement qu'il reste à résoudre.

En février 2015, une nouvelle charte de la coopération pour le développement a été établie par le gouvernement japonais. Dans cette charte, le concept de sécurité humaine a été conservé et réaffirmé comme l'une des politiques fondamentales de l'APD japonaise. Je pense que le concept de sécurité humaine est parfaitement illustré par le préambule de la constitution japonaise : « Nous reconnaissons à tous les peuples du monde le droit de vivre en paix, à l'abri de la peur et du besoin ». Afin de résoudre les problèmes de portée mondiale qui transcendent les cadres nationaux, tels que l'environnement, le changement climatique, les maladies infectieuses et l'énergie, il est fondamental d'adopter une approche centrée sur l'humain. Je crois que cette approche peut permettre au Japon de tirer le meilleur parti de ses atouts.

Tout en promouvant la sécurité humaine, nous devons mobiliser encore davantage l'expertise et l'expérience du Japon pour éradiquer la pauvreté à travers une « croissance de qualité », l'un des enjeux prioritaires de la charte. La JICA redoublera d'efforts pour répondre aux problèmes des pays en développement en intensifiant les partenariats avec le secteur privé, les gouvernements locaux, les universités, les instituts de recherche, la société civile et l'ensemble des parties prenantes.

À la JICA, nous apprécions votre aide et vos encouragements continus.

Akihiko Tanaka, Président
Agence japonaise de coopération internationale (JICA)

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